11 mai 2009
Interview de Damien Abad pour Midi Libre
ENTRETIEN - En position éligible dans le Sud-Est pour les européennes, le Nîmois Damien Abad, élu à Vauvert, pourrait être le premier Gardois à siéger au parlement de Strasbourg.
Obtenir cette place éligible pour les européennes n'a-t-il été trop difficile ?
Le fait d'avoir 29 ans et de n'être que conseiller municipal a compliqué la tâche. D'autant plus en sud-ouest où m'a candidature n'a pas été sans poser de problèmes. Toutefois, je ne garde aucune animosité ni rancoeur particulière envers Jean-Paul Fournier. Dommage qu'il ait préféré voir un UMP Aquitaine sur la liste sud-ouest, la circonscription européenne à laquelle la région est rattachée, plutôt qu'un centriste Languedocien. Les élus de Vauvert, qui ont élu sénateur le maire de Nîmes avec 26 voix, ont été extrêmement déçus par cette attitude.
On prétend que vous avez sollicité du travail à la mairie de Nîmes.
Je ne rentre pas dans ce genre de ragots politiciens. J'ai une toute autre conception de l'engagement public.
Cela ne vous gêne-t-il pas de vous retrouver sur la liste Paca-Rhônes-Alpes ?
Je ne me considère pas comme parachuté. Cette circonscription sud-est est située à 20 kilomètres à peine de Vauvert où je suis élu conseiller municipal. Et demandez aux Gardois s'ils se sentent plus proches d'Aix ou de Bordeaux...
Depuis l'enfance, vous souffrez d'une maladie rare. Voyez-vous dans votre candidature un symbole adressé aux handicapés ?
C'est un beau symbole de diversité au sens large. Ce n'est pas parce qu'on est handicapé qu'on ne peut pas représenter tous les autres, bien au contraire. C'est plutôt une force. Tant mieux si, à travers mon exemple, certaines personnes peuvent prendre conscience que c'est possible. Mais je ne veux pas me laisser enfermer dans cette image.
L'habit d'un député européen serait trop grand, critiquent certains, pour l'élu d'une petite commune.
Parmi les réactions négatives, il a en effet été dit : "Il n'est pas maire". Quel beau message d'avenir adressé aux conseillers municipaux. A l'inverse, je vois dans ma candidature un message envoyé à la jeunesse qu'il est vital de rapprocher de la politique et d'une Europe plus palpable. Tous les 18 à 25 ans devraient pouvoir se voir offrir, sur la base du volontariat, une expérience concrète (formation, stage, travail...) dans l'un des pays de l'Union.
source : midilibre.com
13:32 Publié dans Interview | Commentaires (0) | Tags : damien abad, européenne 2009, europe, midi libre |





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